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Découverte du matériel

Le spectroscope

J'utilise pour ma part un spectroscope à basse résolution de la marque Shelyak, l'Alpy 600.
C'est un petit spectroscope que j'ai choisi pour son côté modulaire : J'ai commencé par acheté le spectroscope seul. Le spectroscope se monte simplement sur la caméra, tout un jeu de bagues est disponible sur le site de Shelyak.


Il est équipé de fentes et trous de différentes tailles pour de multiples utilisations.

Fentes de 25/50/100/300 µm :

Les fentes de largeurs variables permettent des résolutions et des sensibilités différentes sur les spectres. Plus une fente est fine et plus le spectre est résolu (plus on voit de détails) au détriment de la sensibilité. Ainsi, les fentes larges permettent d'obtenir des spectres peu résolu et en peu de temps de pose. Pour les fentes fines, c'est l'inverse.

Trous de 25 µm / 2 mm (pleine ouverture) :
Pour ce qui est des trous, le trou de 25 µm permet de cibler un endroit particulier d'un objet, par exemple d'une nébuleuse et de n'analyser que cette partie.
En combinant les données de plusieurs spectres d'une même nébuleuse à partir de ce trou, on peut caractériser les éléments au sein de la nébuleuse et repérer les éléments chimiques qui la composent.
Le trou de 2 mm est un trou très large qui permet de s'initier à la photométrie, c'est comme si on avait enlevé la fente. La photométrie est un domaine distinct qui se complète à la spectrométrie : on parle de spectrophotométrie.
Elle permet entre autre de déterminer, en plus des spectres, les magnitudes des objets observés. Très utile sur les étoiles variables notamment.


Le télescope

Je possède depuis plus de 25 ans un Celestron 8 que j'ai monté sur une NEQ6 ProGoto de Skywatcher.
Le télescope et la monture supportent bien l'ensemble et je trouve la configuration sympa.

Les autres modules

Je me suis équipé de chacun des modules au fur et à mesure de mes finances.
Voici l'ensemble : Le spectroscope + le module de guidage (équipé d'une fente 23/230µm pour la photométrie) + le module d'étalonnage.

J'ai équipé l'ensemble d'un réducteur de focale x0.63 ce qui ramène le F/D = 6.3. Bien, mais pas à l'optimal.

. Le spectroscope Alpy600 est optimisé pour un rapport focal de 5 (F/D = 5).

Pour les acquisitions, il faut 2 caméras :

- une caméra de guidage qui sera attelée au module de guidage : pour moi, une Altair GPCAM2 avec capteur Sony IMX224C

- une caméra "science" pour l'acquisition des spectres, une ATIK383. Cette caméra n'est pas idéale. Le capteur est grand et un capteur plus petit est suffisant mais elle va très bien et c'est la seule caméra que j'ai !

Côté logiciel

Pour l'autoguidage, je me sers de PHDGuiding 2

Pour le traitement des spectres, j'utilise ISIS (V5.9.7) de Christian Buil, très complet (et très austère), il m'accompagne depuis mes débuts dans le domaine.

Alors comment faire pour obtenir un spectre d'étoile ?

Je passe sur la configuration du télescope :
En amont, il faut avoir fait :
- La mise en station
- l'équilibrage des contrepoids et le parallèlisme (si vous avez une lunette guide comme moi)
- l'alignement stellaire via la raquette de commande, ASCOM ou autre logiciel
- le calibrage de l'autoguidage avec PHDGuiding ou autre
- une mise au point grossière (ou précise si vous y arrivez) à travers la caméra de guidage.

Que voit-on à travers la caméra de guidage ?

La fente du spectroscope installée sur le module de guidage est une fente miroir. La caméra de guidage voit donc à travers ce miroir (voir le fonctionnement du module de guidage sur le site de Shelyak).

Ci-dessous, une vue de la fente (prise en plein jour) :